EN LITTÉRATURE
La 8e édition du Festival International du Film Policier de Beaune poursuit sa pérennisation du « Cercle Rouge », réunion de diverses personnalités de la littérature et du cinéma, amateurs éclairés par les lumières sombres du polar. Ces parrains accompagnent le Festival au fil de ses éditions tout en ayant un regard bienveillant sur ses ivresses cinéphiliques. Chaque année, leur mission est aussi de récompenser le meilleur roman noir français et le meilleur roman noir étranger de l’année, en remettant deux prix littéraires : le Grand Prix du Roman noir français et le Grand Prix du Roman noir étranger.
LE CERCLE ROUGE
Cécile Chabrol Maistre - Scénariste
Laurent Chalumeau - Écrivain, scénariste & parolier
Benoît Cohen - Scénariste & réalisateur
Antoine de Caunes - Journaliste, scénariste, réalisateur & comédien
Jean Hernandez - Distributeur de films
Pierre Jolivet - Scénariste & réalisateur
Pierre Lescure - Président du Festival de Cannes
Joëlle Losfeld - Éditrice
Olivier Marchal - Scénariste, réalisateur & comédien
Claude Mesplède - Critique & historien spécialiste du genre policier
Frédéric Schoendoerffer - Scénariste & réalisateur
GRANDS PRIX DU ROMAN NOIR
LE GRAND PRIX DU ROMAN NOIR FRANÇAIS
Le Cercle Rouge décerne le Grand Prix du Roman noir français 2016 à Dominique Manotti pour son roman Or noir (Série noire, Romans noirs, Gallimard).
L’auteure
DOMINIQUE MANOTTI
Née à Paris en 1942, elle a enseigné à l’université l’histoire économique contemporaine. Autrefois militante politique et syndicale, elle publie à partir de 1995 une dizaine de romans noirs, dont trois mettant en scène le commissaire Daquin. En 2008, elle reçoit le Duncan Lawrie International Dagger pour Lorraine Connection. En 2009, son roman Nos fantastiques années fric est adapté au cinéma sous le titre Une affaire d’État. Après Bien connu des services de police, Trophée 813 du Meilleur Roman noir francophone en 2010, elle reçoit pour L’Honorable Société, écrit avec DOA, le Grand Prix de Littérature policière 2011. Ces deux romans ont paru à la Série Noire, avant L’Évasion en 2013.
« Romancière, sur le tard, et pas par vocation, plutôt par désespoir. L’arrivée de Mitterrand au pouvoir sonne, d’une certaine façon, comme le glas des espoirs de transformation radicale de la société. Alors, le roman noir apparaît comme la forme la plus appropriée pour raconter ce que fut l’expérience de ma génération, et ma pratique professionnelle d’historienne m’a semblé l’outil adéquat pour tenter l’expérience de l’écriture romanesque. » (Dominique Manotti)
Marseille, 1973. Le commissaire Daquin, vingt-sept ans à peine, prend son premier poste au commissariat de l’Évêché, et découvre une ville ensanglantée par les règlements de comptes qui accompagnent la liquidation de la French Connection, des services de police en guerre larvée les uns contre les autres, et la prolifération de réseaux semi-clandestins comme le SAC ou la franc-maçonnerie. Il enquête sur l’assassinat d’un ancien caïd de la drogue et de son associé, un vétéran des services secrets, tous les deux reconvertis dans les affaires ; assiste à la naissance mouvementée d’un nouveau marché des produits pétroliers, à l’ascension fulgurante des traders assoiffés d’argent frais qui le mettent en œuvre ; et constate que les requins les plus dangereux ne sont pas ceux que l’on croit…
LE GRAND PRIX DU ROMAN NOIR ÉTRANGER
Le Cercle Rouge décerne le Grand Prix du Roman noir étranger 2016 à Boris Quercia pour son roman Tant de chiens (Asphalte, novembre 2015, Perro muerto, traduit de l’espagnol (Chili) par Isabel Siklodi)
L’auteur
BORIS QUERCIA
Il est né en 1967 à Santiago du Chili. Il est connu dans son pays en tant que cinéaste aux multiples facettes : acteur, réalisateur, scénariste, producteur… Il travaille sur une série télévisée très populaire au Chili, Los 80, mais son jardin secret est l’écriture de polars. Les Rues de Santiago, son premier roman, est paru chez Asphalte début 2014. Tant de chiens met en scène le même personnage principal, le flic Santiago Quiñones, dans une nouvelle intrigue, complètement indépendante de la première.
Encore une mauvaise période pour Santiago Quiñones, flic à Santiago du Chili. Son partenaire Jiménez vient de mourir au cours d’une fusillade avec des narcotrafiquants. Pire encore, le défunt semble avoir été mêlé à des histoires peu claires, et il avait les Affaires internes sur le dos. Il était également lié à une « association de divulgation philosophique » aux allures de secte, la Nouvelle Lumière. Interrogé par les Affaires internes, Santiago a du mal à croire ce qu’on lui dit de Jiménez. En se rendant à la Nouvelle Lumière, par curiosité autant que par désœuvrement, il tombe sur la jeune Yesenia, qu’il connaît bien. Tous deux ont grandi dans le même quartier, puis leurs chemins se sont séparés. Entretemps, Yesenia a connu l’enfer : elle raconte à Santiago avoir été séquestrée et violée par son beau-père. Depuis, elle ne vit plus que pour une seule chose, et elle va demander à Santiago de l’aider au nom de leur amitié passée : il s’agit d’abattre son bourreau…
LE PRIX DU PREMIER ROMAN POLICIER
Destiné à révéler un nouvel auteur dans le domaine du roman policier, ce prix est publié aux Éditions du Masque, première collection policière française.
En 2016, un jury composé de Paolo Bevilacqua, Thomas Chabrol, Violaine Chivot, Sylvie Granotier, Alice Monéger et Christophe Smith, sous la présidence de Jean-Christophe Grangé, décerne le Prix du Premier Roman policier à François-Henri Soulié pour son roman Il n’y a pas de passé simple (Éditions du Masque, avril 2016).
L’auteur
FRANÇOIS-HENRI SOULIE
Dilettante professionnel. Né en 1960, à l’âge de sept ans, en jouant dans La vie est un songe de Calderon. A choisi dès lors la fiction et plus particulièrement le théâtre comme patrie d’élection. Écrivain, comédien, marionnettiste, scénographe, metteur en scène, scénariste, il décore la vie de mille façons en s’amusant le plus possible.
Journaliste stagiaire au Courrier du Sud-Ouest, le jeune Skander Corsaro réalise un reportage culturel sur l’abbaye cistercienne de Morlan. Quarante-huit heures après la parution de son article, un cadavre est retrouvé au pied d’un échafaudage, dans la grande nef. Skander Corsaro est alors pris dans un engrenage infernal dont le premier rouage remonte à l’Occupation nazie… À moins que tout n’ait commencé encore bien plus tôt, en 1789, par l’assassinat du dernier prieur de l’abbaye ? Peut-être que Blb, le poisson jaune de Skander, connaît la solution. Ce serait tellement rassurant si les poissons savaient tout, comme dans la chanson d’Iggy Pop… Il n’y a pas de passé simple est le premier volet d’une série d’aventures trépidantes dont Skander Corsaro est le héros.